Nouveau gouverneur de la Banque du Canada, suivi des marchés, des baladodiffusions et de la lecture

Nouveau gouverneur de la Banque du Canada, suivi des marchés, des baladodiffusions et de la lecture

Nouveau gouverneur de la Banque du Canada

La Banque du Canada a annoncé la nomination de Tiff Macklem à titre de gouverneur de l’organisme avec comme mandat principal d’orchestrer l’après crise du COVID-19.

Une nomination saluée dans le monde économique

Richard Tiffany Macklem, 58 ans, né à Montréal, revient à la Banque du Canada comme gouverneur après y avoir passé quatre années comme premier sous-gouverneur, de 2010 à 2014. Sa signature apparaît toujours, avec celle de Mark Carney, gouverneur à l’époque, sur les billets de banque encore en circulation émis durant cette période.

La nomination de Tiff Macklem a été saluée par de nombreux acteurs du monde économique canadien. Voici quelques réactions publiées dans les médias:

« En choisissant Tiff Macklem, le Canada vient de se rendre service pour traverser la crise actuelle », affirme Clément Gignac, vice-président et économiste en chef d’iA Groupe financier, qui avait parié avec ses collègues sur cette nomination.

« La nomination de Tiff Macklem est une excellente nouvelle, renchérit Miville Tremblay, un ancien cadre de la Banque du Canada, qui a travaillé avec lui. Il a joué un rôle clé dans la gestion de la grande crise financière d’il y a 12 ans, lorsqu’il était sous-ministre délégué aux Finances, notamment dans le sauvetage de GM et de Chrysler. »

Le bilan de Stephen Poloz

En poste depuis 2013, M. Poloz, dont le mandat finit au 2 juin 2020, ne pensait pas laisser son poste en pleine pandémie mondiale. Le mandat principal de M. Poloz fut de maintenir un taux d’inflation entre 1 et 3%.

Bien que la gestion de l’inflation fut une réussite, la reprise canadienne a été moins forte que prévue. La reprise américaine a été plus lente que prévue, obligeant le Canada à retarder les augmentations des taux. Pire encore, les problèmes du pétrole et les faibles investissements au Canada ont forcé une baisse des taux en 2015 avant de pouvoir les remonter en 2017.

Au début 2020, les taux d’intérêts étaient les plus élevés du monde industrialisé et l’économie roulait à plein régime, donnant un avantage à la Banque du Canada face à la crise à venir.

Les baisses de taux rapides et l’assouplissement quantitatif pour les achats d’obligations, malgré les risques d’inflation, ont été une première dans l’histoire de la Banque du Canada. Il est encore tôt pour juger de l’efficacité de ces mesures mais les différents économistes du Canada pensent que c’était les bonnes choses à faire.

Suivi des marchés

Le 3e meilleur mois d’Avril de l’histoire

L’indice américain du S&P 500 a fini avec un rendement positif de 12.7%, en fait le meilleur mois d’avril depuis 1987 et le troisième meilleur mois de l’histoire de l’indice.

Historiquement, les forts rebonds après une crise sont aussi annonciateurs de rendements positifs pour les mois futurs avec des moyennes de 15.2% sur les douze prochains mois.

Des données économiques contrastées

Les résultats économiques du 1er trimestre 2020 ont été publiés durant la dernière semaine, donnant une idée de l’impact de la crise du COVID-19 et permettant d’estimer son impact pour le 2eme trimestre.

Aux États-Unis, nous parlons d’une contraction du PIB d’environ -5% et une prévision de croissance de presque -40% pour le deuxième trimestre. Cette contraction provient de la diminution des dépenses des consommateurs ainsi que des entreprises.

Les demandes de chômages restent toujours aussi hautes avec 30 millions de demandes, dont 22 millions durant le mois d’avril.

L’Europe a été plus durement touchée que l’Amérique du Nord avec un confinement qui a été commencé plus tôt et qui fut plus stricte qu’ici.

Le marché est par contre resté optimiste en se basant sur l’évolution des nouveaux cas de COVID-19. L’Europe est rendue dans une courbe qui diminue de manière continue. Pendant ce temps, l’Asie semble avoir maîtrisé efficacement la 2e vague, que ce soit en Chine, en Corée du Sud ou encore au Japon.

Finalement, les données économiques de la Chine indiquent un rebond vis à vis du reste du monde vu qu’ils sont dé-synchronisés du reste du monde.

Un rebond de 45% du pétrôle

Les semaines se suivent et ne se ressemblent pas pour le pétrole. Après avoir vu un cours temporairement négatif, le pétrole a vécu un fort rebond avec presque 45% de gains.

Bien que le chiffre soit spectaculaire, le prix du baril reste très faible à 18$. Il faut un prix du baril entre 23 et 36$ pour que les puits actuels ne soient pas déficitaires et entre 46 et 52$ pour ouvrir de nouveaux puits.

L’entente pour diminuer la production de baril est entrée en vigueur le 1er mai, il faudra voir si elle sera suffisante pour permettre au prix du baril de remonter. De nombreux analystes s’attendent à ce que cela ne soit pas suffisant et qu’une nouvelle entente de baisse de la production soit nécessaire rapidement.

Des baladodiffusions et de la lecture

L’avis des gestionnaires de fonds

Ne manquez pas la prochaine présentation de Mackenzie, le 6 mai à 16h en vous inscrivant ici.

Ne manquez pas la présentation de CI, le 7 mai à 13h en vous inscrivant ici.

Comme les dernières semaines, voici les différentes présentations de gestionnaires de fonds que vous pouvez écouter :

  • Paul Taylor, vice-président, gestionnaire de portefeuille, équipe des stratégies multi-actifs Mackenzie
  • Todd Mattina, vice-président principal, économiste en chef, cochef de l’équipe des stratégies multi-actifs Mackenzie
  • Patrice Quirion, gestionnaire de portefeuille chez Fidelity, traite des éléments clés que les investisseurs canadiens doivent prendre en considération actuellement
  • Hugo Lavallée,  gestionnaire de portefeuille d’actions canadiennes, traite de l’incidence de la COVID-19 sur l’économie et les marchés canadiens et son point de vue sur les occasions de placement à long terme pour les investisseurs
  • Clément Gignac, vice-président principal et économiste en chef à iA Groupe financier. Il agit notamment en tant que porte-parole sur les questions économiques.

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