Analyse des marchés – 2018

Analyse des marchés – 2018

Les actions canadiennes ont essuyé des pertes en 2018 et obtenu des rendements inférieurs à leurs contreparties mondiales, en dollars canadiens. Les actions américaines ont également subi une correction, car le risque de ralentissement de la croissance économique, de hausse des taux d’intérêt et d’une détérioration de la croissance des bénéfices des sociétés a inquiété les investisseurs. Dans l’ensemble, les cours boursiers mondiaux ont chuté et les indices des titres à revenu fixe et de l’immobilier ont reculé. Le différend commercial entre la Chine et les États-Unis et la fin du programme d’assouplissement quantitatif dans la plupart des pays industrialisés sont les facteurs qui ont le plus influencé les investisseurs mondiaux.

Du côté des marchés des titres à revenu fixe, l’écart de rendement entre les obligations d’État à long et à court terme a diminué, reflétant les craintes suscitées par le ralentissement de la croissance économique et de l’inflation à plus long terme. Du côté des banques centrales, la Réserve fédérale américaine a relevé ses taux d’intérêt à quatre reprises pendant l’année et a indiqué qu’elle procéderait probablement à deux autres hausses de taux en 2019. La Banque centrale européenne (BCE) a annoncé la fin de son programme d’achat d’actifs, tandis que la Banque du Japon a décidé de prolonger son programme de relance pour soutenir la croissance et augmenter les attentes d’une hausse du taux d’inflation.

Les actions des marchés émergents et asiatiques ont chuté considérablement. L’effet combiné de l’intensification des tensions commerciales, de la diminution de la demande des grands pays exportateurs, de l’augmentation et de la chute subséquente des prix du pétrole et du resserrement des conditions financières mondiales a contribué à une contraction rapide dans bon nombre de pays. L’appréciation du dollar américain a accentué les déboires des marchés émergents, qui ont eu plus de mal à rembourser leur dette libellée dans cette devise. Les marchés boursiers et obligataires européens ont également terminé l’année en territoire négatif. 

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